Saturday, January 19, 2008

L'Amour en tant qu'Etre-limite


Mon coeur est sur un promontoire

Son silence embrasse un vertige

Notre amour s'appelle art du vol et de la chute

Etre-limite: changement de corps

Embarquer ou mourir sur les quais

Love as Mendicancy


My hands unfold and their emptiness is always a stormy ocean of whisperings.
Sometimes there are also night screams vocipherating secrets.
Je t'aime, je t'aimerai. This navigation goes beyond the season of roses and sunshine.
I recall your mouth reposing on my hands as the embodied idea of infinity within us.

Our danse belongs to our emergency. It begins on the walls, develops on the floors and aims the ceilings of a future song.
I have begged you to burn my body and to spread its ashes on the flowing essence of your Angst.
Our bodies dried, thirsty, looking for moons and rivers among the metaphors of our skin.

My hands unfold and their emptiness is always an inner spring of tears.
Can we drink it and survive?
Love transcends all lovers and demands self-transcendence.

A reason for living is a reason for dying.

Friday, January 18, 2008

Big Bang


L'amour ne frappe pas à nos portes
il explose nos demeures de ce monde

Apocalypse: une fois pour toutes

Nos corps deviennent des chemins
Et tout voyage

Thursday, January 17, 2008

L'amour comme guitare


Tu t'apprendras
un jour une nuit
les tensions des guitares.

Tu t'as promis un jour une nuit
de t'apprendre sur les montagnes

Je te vois Promesse
revenir des secrets
des volcans ou des lacs
nue comme Eve

Et Dieu perdu
entre la faim des fruits
et le jardin des nuages
te priera pour l'Avenir
la Profondeur d'Etre Femme

J'attendrai tes doigts
et la transformation finale
de mon corps en cordes

Wednesday, January 16, 2008

Le personnage inenarrable de l'Amant de Sophia


Rien qu'une tente au milieu des montagnes entre l'hiver et le printemps.
Rien qu'une terre promise inscrite dans tous les muscles.
Il fait noir. Confusion. Une sorte de pluie sur le visage. Un glissement interne.
Une chute, ou presque: Je t'aime, je t'aimerai: mon amour, c'est mon temps.
La narration gesticule doucement en silence. Cela fait trembler quelque chose, disons le monde.
Ce sont des caresses en l'air: le tissu d'une histoire.
La parole avance et reflue, obscure, juste une voyelle, qui se prolonge en chant. Une exclamation en chair et en os. Temps des roses. Il sera toujours le temps des roses quelque part. M'aimes-tu encore? La bouche s'emplit de sable chaud. Serait-ce possible? Mangeons des roses et des livres. Oublions le reste.
Les mains plongent dans les mains. Que cherchent-elles toutes vides? Outre le toucher, rien. Comme si. Donner naissance ou presque. Vouloir une danse natale. Pour toujours. Sur les toits de l'amour.
Comme si l'heure de la fin ou de l'origine sonnait, je chanterai les voyelles de ton Nom. Cantiques des cantiques.
J'aime Sophia et je pleure pour l'impossible: elle me fait souffrir au milieu des textes. Elle me nourrit d'abandon. Je lui donne mon sang vierge, je lui ouvre mes veines et elle me rend la blancheur des pages futures. Je cherche refuge dans les marges des textes, soleil brutal.
Je cherche un corps, un port, une demeure. Tremblement de terre dans ma philosophie. Les textes me traversent, je fixe les marges blanches, mes yeux explosent. Il est Printemps dans les entrelignes. Le verbe aimer m'efface la peau.
Je m'expliquerai davantage plus tard, Sophia,
la nuit, le matin,
toujours par des gestes.

Friday, January 11, 2008

Love as Embodiment


Is there any Name bleeding slowly inside your body?
It must be the Sign of the rarest Privilege.

The inability of being invisibly wounded by an absence is Disembodiment:
nothingness. I wish you daily and nightly sufferings. I wish you the deepest thirst and hunger. For my sole desire is your fullest being.

Love as Theology


Lumen amoris umbra Dei.

No other religion than Love,
No other God than the Principle of Love,
No other Life in me than the Efficacy of Love.

Silence, music and dance will be thus all Theology.
Or nothing.