Saturday, February 9, 2008

AVISO


LA VIA ES PELIGROSA!

No hay puertas,
no hay ventanas.
Salida? Ahora?
No creo.

Hijo, llora!
(Los pasajeros lloran.)

Profecia de minha morte num teclado americano


Sei que morrerei jovem em breve, como um eclipse ao meio dia, como um passaro em pleno voo.

Da minha biografia deve constar apenas que li sete vezes o Livro do Amor, repeti sete vezes os gestos ancestrais desenhando-os no ar lentamente. Depois, aprendi na maior solidao os seus ritmos e intensidades.

Estudei gradualmente, segundo as insonias possiveis, as minhas vertigens nas vertigens dos outros e vice-versa. Aprofundei os estudos com imaginacoes raras, tudo na obscuridade e no silencio do meu claustro. Finalmente, redigi a ciencia oculta do meu eu concreto e deixei-a em fragmentos por todos os cais onde sangrei. No terror das errancias, compreendi tambem a anatomia de Deus, ponderei Sua carne, no meio do fogo, sem Lhe tocar, medi os meus musculos contra a possibilidade do infinito e nao me recordo do resto.

Sei que morrerei jovem em breve, porque hoje lavra o definitivo incendio das minhas maos vazias.

Hoje cumpre-se o naufragio interior
da minha pele,

pele manuscrita,
pele ilegivel,
em estado de grito e de afonia,
paralisia e queda.

PS1 The idea of Myself bleeds at the heart of the text.
PS2 Something must follow and reconcile the opposites.
PS3 American keyboards love tragic transitions without tonic accents: 1234567890-=qwertyuiop[]\asdfghjkl;'zxcvbnm,./
!@#$%^&*()_+QWERTYUIOP{}|ASDFGHJKL:"ZXCVBNM<>?

Tuesday, February 5, 2008

Amor y una cabana (con una hamaca)


Tout est superflu, sauf Toi.

Que ton corps soit l'Espace.
Que t'embrasser soit le Temps.

Rythme et Choc

Lui: (silence, inspire) Je t'aime! (silence, expire)
Elle: Moi non plus!

O mythos deloi:
Combien l'Amour a le sens de la formule!

Love as Self-Skepticism


Is Love our Being on the Brink of Impossibility?
The Unfeasible in blood and flesh?


No emergency exit exists.
No answer redeems us from this foreign language.

Sunday, February 3, 2008

Obsessivo-compulsivo


Procurei-Te todo o dia,
Encontrei-Te toda a noite.

Sei que a tua pele arde
Aí coloco a minha boca
amante de Sol e de Sul

Plus fort que l'abîme et que la mort


Procurei-te todo o dia
Encontrei-te toda a noite

« Où est-allé mon Amour?
Je l'ai cherché,
Je ne l'ai pas trouvé. »

L'infinité des langues doit se résoudre dans l'infinité de l'amour.
« Je t'aime! » Celle-ci devrait être notre langue maternelle.
« Je t'aime! » C'est la poésie de la poésie ou la chair vivante de nos voix qui plongent dans le silence des promesses absolues. Notre désir emplit le temps suivant la narrativité la plus primordiale : celle qui scande le rythme de la lumière traversant l’espace, celle qui relie un soleil à un autre soleil.
Deux anges, figures visibles du temps, surgissent lors des instants décisifs, des instants seuils. Ils indiquent et ouvrent les portes. Ils annoncent et accompagnent les événements majeurs, les sommets les plus aigus dans le paysage du temps: l'aube du premier baiser, l’éclat du premier toucher, la nuit du premier départ, la renaissance de tous les gestes possibles – réinvention perpétuelle du soleil. Ce n’est pas l’éternel retour du même, mais le permanent souci de mourir parfaitement pour l'Amour. Je pose ma bouche sur tes plaies. Je t'offre mes muscles nus, mon sang équestre, mes yeux pénétrants. Tout est pour toi.

« L’amant entre par toutes les fenêtres ouvertes. Il frappe, frappe, frappe… »

L’Amour s'exprime dans la réfraction de la voix et du corps d’une femme qui rit et qui pleure.
Rire et pleurer, c'est un jeu de miroirs intérieurs où notre esprit se perd et se retrouve comme une respiration qui se brise et se refait à chaque instant.
Un pathos retenu mais profond accède incessamment au geste. Embrasse-moi! Donne-moi tes mains!
Ainsi l’Amour s’avère-t-il fiévreux, délirant, à la recherche de l’origine pure, de la Source.
J'ai tellement de soif! Ouvre-moi ta Source.

« Je t'appartiens pour toujours! »

« Impose-moi comme un sceau sur ton cœur… »

Tout amant se dédouble et se déclare guerre à soi-même, jusqu’à ce que la folie l’assomme absolument.
La nuit brûle comme un visage qui se transfigure devant le soleil…

« Garde ton silence, embrasse-moi… »