Monday, February 11, 2008

Trauma & Pan-nihilism



Brutal speechlessness: "I cannot speak" (gestures).
"The tongue is frozen on my stomach" (gestures).

Writing is the last tie to this body.
Life's last resort, writing announces nothingness and a strange fascination for suffering. Irretrievable certainties, irretrievable promises. No more words, no more solace beyond actual presence. The past was a threatening country, it was carefully bombed. Self-invention from ashes or self-reconciliation as ashes?
Nothing is me and nothing is mine.

Wanted! Unwanted!



There is no Song to Myself!
The guitar was buried yesterday.
RIP.

On se demande:
1) Court-circuit de l'amour propre?
2) Suicide du poète?
3) Abandon?
4) mmmm?
Ajoutez-y de la farine, des oeufs et du lait, mélangez le tout et faites-en des crêpes.
Mangez-les en silence, svp. Buvez un porto et discutez de l'impossibilité nécessaire de l'essentiel. Maintenant vous comprenez le sourire de ma soeur, Joconde! Félicitations!

Sur les quais volcaniques


L'azur, la femme, le néant.
En face: Sophia, la volcanique.

L'angoisse infinie des quais!
Le mystère de partir et de retourner toujours autre, et autrement.

Imaginez le dos d'une femme assise sur un quai.
Imaginez votre vie sous le signe de la fin du monde et de l'urgence de l'extrême.
Alors que voyez-vous? Une attente impossible? Un suicide nécessaire? Certainement plus que le dos d'une femme assise sur un quai. Vous voyez, sinon l'instant de votre mort, au moins l'abîme, c'est-à-dire votre oscillation sur l'abîme.
Protestez contre les symboles! Car une âme sans symboles ne souffre pas comme la mienne. Au-delà du vrai et de sa conscience, une âme sans symboles doit être la Plénitude de Soi.
Or, mon âme symbolique s'attache à l'extérieur, à Toi-Toujours-Encore, et rien ne la désaltère et personne ne la déchiffre. La solitude survole définitivement les murs de mon labyrinthe. Je mourirai seul, très jeune, au bord de la folie. J'imagine la blancheur de mon sang s'écoulant comme le silence des chevaux sauvages de mon Amour. Je comprends leur respiration, leur effort progressif. Quatre chevaux qui écartelèrent mon corps. Définitivement. Si ce corps est l'organe symbolique de l'Amour, alors je sais clairement - sans protester - que je n'aimerai plus.
J'avais fondé une religion sans dogmes, la religion nocturne des mains vides. Il me faut encore écrire son Livre dans une langue inconnue et l'étudier pour me convertir plus profondément à l'impossibilité de Moi-même et de toute interlocution.

Je crois à la mystique des labyrinthes. Me vivre et me perdre, c'est une seule et même chose. Je m'entends, je m'interroge, je me réponds: beaucoup de voix, mais aucune interlocution. Cette Parole circulaire creuse, fouille, agite, mais la température du corps reste la même, démesurée.

Sur les autres religions qui, comme la mienne, ne sont ni vraies ni fausses, seulement plus ou moins imaginatives, je ne dirai rien.
Le visage de Dieu personne ne l'a vu.
Si jamais tu hallucines son passage, ce sera son dos en mouvement toute sa Révélation, mouvement très proche et très loin, l'Intérieur.

Sunday, February 10, 2008

Medical notice

To be sure, as all epidemiological studies agree,
Love is the rarest psychopathology.

The word, not the concept, is very common because it has become very fashionable in many cultures to report that one suffers from it. Paradoxically enough, the real sufferers seem to seek anything but the cure. And this is indeed a most sensible unconscious strategy, since there is no therapy whatsoever.
Furthermore, there is much difficulty in diagnosing it for its symptoms can be confounded with anything, even with madness or geniality. If someone asserts she has successfully recovered from such a critical condition, it is self-evident that she has recovered from something else. Let us rejoice anyway.
Dear practitioners, do not waste your time with these (im)patients. No health insurance will compensate the helplessness of your sympathy.

The breaking of the bread


more hungry than ever all night long
I am burning and can't say how
everything disagrees except your hands
both of them on my chest the unstable


I had written you a letter about This
just a few words with a drawing
Have you drunk it?
If not, please do! It is all my bread.

Think of my skin as you drink it.

Amor aquático


Yo era un niño que hacía caminos sobre la mar.
Su nombre era Todavía, su corazón uno deseo de fuente.

Después de muchos campos de viento y mariposas, trigales y cenizas,
se abrió la puerta oculta de los volcanes.

!Oh vida fronteriza, quédate en las montañas!

"Entre el vivir y el soñar
hay una tercera cosa:"
el puente de fuego
de corazón a corazón.

Por la mañana vamos al río
estudiar como se hilan nuestras vidas,
meditar el arte del pasaje,
morir de sed y de senderos.

Oh, Primavera de silencio blanco,
canta y llora comigo
a orilla del incendio infinito: el vacío .

Por la noche vamos al lago
revisar la gramática de los cuerpos desnudos,
sobretodo los verbos más inclinados.

?Te acuerdas de sus tiempos y modos?
?Te acuerdas del baño en la confusión de los pronombres?

Volver a nacer
Todavía hoy
Tú, oro y sangre
Yo, llamas y cadenas

Saturday, February 9, 2008

De l'Amour comme Amour de l'Avenir


Je doute et je tremble. L'Avenir! Progression de rien sur rien.
Desespoir et angoisse du possible comme interruption du Chant.

Chanter? Chanter encore, lorsque les cendres avancent sur mon corps?

Toutes les portes donnent sur le paysage de mon incendie.
L'Avenir?
Au coeur du vertige, Je ne sais plus m'aimer.

(NB: Celui qui ne désire pas l’avenir, souffre d’insuffisance érotique – et même ontologique – grave. L’avenir, en toute rigueur, n’est pas de véritable objet de désir mais le Désir en tant que sujet vivant et vie subjective. Aimer l’avenir et s’inquiéter pour lui exprime la puissance du Désir en tant que tel, exprime la vitalité du cycle tautologique primitif du désir de désir, qui est la possibilité de l’amour propre et du propre amour. Celui qui prend l’avenir pour Bien éthique, voudra aussi faire de lui un bien juridique et une maxime de l’action socio-politique. Il en découle que ma représentation de l’avenir déploie ma représentation de moi-même vis-à-vis d’autrui et de la socialité, de même que mon souci pour l’avenir exprime mon souci pour autrui et pour une certaine socialité. La position de l’avenir en moi fait donc co-varier ma métaphysique et mon éthique.)