Saturday, July 19, 2008

thy blood thy direction


"Let thy blood be thy direction till thy death."

My blood, a deadly hurt animal.
Its direction, seeking a refuge, in vain.
My death approaches, I can feel the breathing of bloodhounds, nearer and nearer.

If a wind could come from the wings of an angel
and my body could learn instantly the art of flying.
Then the sun. Only the sun.
My blood, my direction.

Saturday, July 12, 2008

again


again the idea of labyrinth. against me and.
again my eyes bleeding against.

I am yourself.
a furious idea of you.
being without me.

Friday, July 11, 2008

riding secretly


a secret keeps another secret.
i keep a secret. a secret keeps me. nothing is safe. even the rocks have a terrible cycle. from solidity to fire. something must vanish into red clouds of vapor. it reminds me of love. melting underneath and reemerging through fire, as fire. it dries and solidifies. fast or slowly according to the laws of Dynamics. continuous unrest. my first poem was absolutely right: even the sun would cry if she knew the density of my dark room.
the secret i keep and the one keeping me are the same. its meaning is moving on, toward a kind of music.
some strings, tying trees to my eyes, leaves to the mouth, no words.
subtle fingers drawing anxiety on the doors of the body. music.

le vide dort


Le vide dort très agité et il m'éveille. J'étais au milieu d'une traversée ou d'une chute. Mais le vide a tout mangé, a tout bu. J'examine mon corps et, c'est exact, il n'y a plus rien sauf une sorte de vent qui tourne imperceptible autour de presque-jamais-personne.
Comme un grand animal sauvage blessé, le vide peut exploser brutalement et détruire ou tuer tout ce qu'il touche quand il déchaîne ses ombres, des furies amazoniques aussi sensuelles que voraces. Il y a des mots de ce genre dans un livre que j'ai sous ma peau. Je ne saurais m'expliquer plus en détail. Je ne maîtrise nullement l'art de l'explication. Je plonge dans cette vague de voiles sans aucun langage flottant pour marcher sur l'eau. Si j'avais le langage qui libère les muscles paralysés, je dancerais nu quelque part.

Wednesday, July 9, 2008

heading for.


if i could breath my crossing the desert. instantly. abruptly.
then i would not embrace the same sun. the hours interweave slowly.

l'azur de l'angoisse


le cheval se plie sous. contre. vers. le haut. le lointain.
peut-être rien. je te désire au soleil. sous. contre. vers.
presque pleurant de fatigue et de poussière. si je pouvais me faire exploser cette soif qui me coupe la gorge en tranches acides de silence et d'arc en ciel. presque pleurant. mon cheval. peut-être rien.

Thursday, July 3, 2008

Ecriture & Peau


L'écriture des pierres du chemin - mon chemin déchiré.
Sur la peau se jettent les pierres du chemin - mon écriture blessée.

Mon corps entier n'a d'autre tissu, d'autre matériau, que de la peau. Les choses viennent, écrivent leurs cris obscènes et s'en vont un instant. Reviennent ensuite les mêmes choses, légèrement autres, percent ci et là les points les plus sensibles pour sépulter un mot qui manquait dans une phrase au début du monde. Il n'y a plus de sang. Sous la peau, c'est le vent qui règne. J'avais eu des muscles dans ma jeunesse. Ils se perdaient partout très vite. Irréversibles comme les chutes ou les tempêtes. Maintenant je découvre le sable au lieu de la chair. Cela se mange sans passion. Le sable se diggère très lentement. Nourriture idéale pour les égarés.