Sunday, February 10, 2008

Amor aquático


Yo era un niño que hacía caminos sobre la mar.
Su nombre era Todavía, su corazón uno deseo de fuente.

Después de muchos campos de viento y mariposas, trigales y cenizas,
se abrió la puerta oculta de los volcanes.

!Oh vida fronteriza, quédate en las montañas!

"Entre el vivir y el soñar
hay una tercera cosa:"
el puente de fuego
de corazón a corazón.

Por la mañana vamos al río
estudiar como se hilan nuestras vidas,
meditar el arte del pasaje,
morir de sed y de senderos.

Oh, Primavera de silencio blanco,
canta y llora comigo
a orilla del incendio infinito: el vacío .

Por la noche vamos al lago
revisar la gramática de los cuerpos desnudos,
sobretodo los verbos más inclinados.

?Te acuerdas de sus tiempos y modos?
?Te acuerdas del baño en la confusión de los pronombres?

Volver a nacer
Todavía hoy
Tú, oro y sangre
Yo, llamas y cadenas

Saturday, February 9, 2008

De l'Amour comme Amour de l'Avenir


Je doute et je tremble. L'Avenir! Progression de rien sur rien.
Desespoir et angoisse du possible comme interruption du Chant.

Chanter? Chanter encore, lorsque les cendres avancent sur mon corps?

Toutes les portes donnent sur le paysage de mon incendie.
L'Avenir?
Au coeur du vertige, Je ne sais plus m'aimer.

(NB: Celui qui ne désire pas l’avenir, souffre d’insuffisance érotique – et même ontologique – grave. L’avenir, en toute rigueur, n’est pas de véritable objet de désir mais le Désir en tant que sujet vivant et vie subjective. Aimer l’avenir et s’inquiéter pour lui exprime la puissance du Désir en tant que tel, exprime la vitalité du cycle tautologique primitif du désir de désir, qui est la possibilité de l’amour propre et du propre amour. Celui qui prend l’avenir pour Bien éthique, voudra aussi faire de lui un bien juridique et une maxime de l’action socio-politique. Il en découle que ma représentation de l’avenir déploie ma représentation de moi-même vis-à-vis d’autrui et de la socialité, de même que mon souci pour l’avenir exprime mon souci pour autrui et pour une certaine socialité. La position de l’avenir en moi fait donc co-varier ma métaphysique et mon éthique.)

AVISO


LA VIA ES PELIGROSA!

No hay puertas,
no hay ventanas.
Salida? Ahora?
No creo.

Hijo, llora!
(Los pasajeros lloran.)

Profecia de minha morte num teclado americano


Sei que morrerei jovem em breve, como um eclipse ao meio dia, como um passaro em pleno voo.

Da minha biografia deve constar apenas que li sete vezes o Livro do Amor, repeti sete vezes os gestos ancestrais desenhando-os no ar lentamente. Depois, aprendi na maior solidao os seus ritmos e intensidades.

Estudei gradualmente, segundo as insonias possiveis, as minhas vertigens nas vertigens dos outros e vice-versa. Aprofundei os estudos com imaginacoes raras, tudo na obscuridade e no silencio do meu claustro. Finalmente, redigi a ciencia oculta do meu eu concreto e deixei-a em fragmentos por todos os cais onde sangrei. No terror das errancias, compreendi tambem a anatomia de Deus, ponderei Sua carne, no meio do fogo, sem Lhe tocar, medi os meus musculos contra a possibilidade do infinito e nao me recordo do resto.

Sei que morrerei jovem em breve, porque hoje lavra o definitivo incendio das minhas maos vazias.

Hoje cumpre-se o naufragio interior
da minha pele,

pele manuscrita,
pele ilegivel,
em estado de grito e de afonia,
paralisia e queda.

PS1 The idea of Myself bleeds at the heart of the text.
PS2 Something must follow and reconcile the opposites.
PS3 American keyboards love tragic transitions without tonic accents: 1234567890-=qwertyuiop[]\asdfghjkl;'zxcvbnm,./
!@#$%^&*()_+QWERTYUIOP{}|ASDFGHJKL:"ZXCVBNM<>?

Tuesday, February 5, 2008

Amor y una cabana (con una hamaca)


Tout est superflu, sauf Toi.

Que ton corps soit l'Espace.
Que t'embrasser soit le Temps.

Rythme et Choc

Lui: (silence, inspire) Je t'aime! (silence, expire)
Elle: Moi non plus!

O mythos deloi:
Combien l'Amour a le sens de la formule!

Love as Self-Skepticism


Is Love our Being on the Brink of Impossibility?
The Unfeasible in blood and flesh?


No emergency exit exists.
No answer redeems us from this foreign language.

Sunday, February 3, 2008

Obsessivo-compulsivo


Procurei-Te todo o dia,
Encontrei-Te toda a noite.

Sei que a tua pele arde
Aí coloco a minha boca
amante de Sol e de Sul

Plus fort que l'abîme et que la mort


Procurei-te todo o dia
Encontrei-te toda a noite

« Où est-allé mon Amour?
Je l'ai cherché,
Je ne l'ai pas trouvé. »

L'infinité des langues doit se résoudre dans l'infinité de l'amour.
« Je t'aime! » Celle-ci devrait être notre langue maternelle.
« Je t'aime! » C'est la poésie de la poésie ou la chair vivante de nos voix qui plongent dans le silence des promesses absolues. Notre désir emplit le temps suivant la narrativité la plus primordiale : celle qui scande le rythme de la lumière traversant l’espace, celle qui relie un soleil à un autre soleil.
Deux anges, figures visibles du temps, surgissent lors des instants décisifs, des instants seuils. Ils indiquent et ouvrent les portes. Ils annoncent et accompagnent les événements majeurs, les sommets les plus aigus dans le paysage du temps: l'aube du premier baiser, l’éclat du premier toucher, la nuit du premier départ, la renaissance de tous les gestes possibles – réinvention perpétuelle du soleil. Ce n’est pas l’éternel retour du même, mais le permanent souci de mourir parfaitement pour l'Amour. Je pose ma bouche sur tes plaies. Je t'offre mes muscles nus, mon sang équestre, mes yeux pénétrants. Tout est pour toi.

« L’amant entre par toutes les fenêtres ouvertes. Il frappe, frappe, frappe… »

L’Amour s'exprime dans la réfraction de la voix et du corps d’une femme qui rit et qui pleure.
Rire et pleurer, c'est un jeu de miroirs intérieurs où notre esprit se perd et se retrouve comme une respiration qui se brise et se refait à chaque instant.
Un pathos retenu mais profond accède incessamment au geste. Embrasse-moi! Donne-moi tes mains!
Ainsi l’Amour s’avère-t-il fiévreux, délirant, à la recherche de l’origine pure, de la Source.
J'ai tellement de soif! Ouvre-moi ta Source.

« Je t'appartiens pour toujours! »

« Impose-moi comme un sceau sur ton cœur… »

Tout amant se dédouble et se déclare guerre à soi-même, jusqu’à ce que la folie l’assomme absolument.
La nuit brûle comme un visage qui se transfigure devant le soleil…

« Garde ton silence, embrasse-moi… »

Saturday, January 19, 2008

L'Amour en tant qu'Etre-limite


Mon coeur est sur un promontoire

Son silence embrasse un vertige

Notre amour s'appelle art du vol et de la chute

Etre-limite: changement de corps

Embarquer ou mourir sur les quais

Love as Mendicancy


My hands unfold and their emptiness is always a stormy ocean of whisperings.
Sometimes there are also night screams vocipherating secrets.
Je t'aime, je t'aimerai. This navigation goes beyond the season of roses and sunshine.
I recall your mouth reposing on my hands as the embodied idea of infinity within us.

Our danse belongs to our emergency. It begins on the walls, develops on the floors and aims the ceilings of a future song.
I have begged you to burn my body and to spread its ashes on the flowing essence of your Angst.
Our bodies dried, thirsty, looking for moons and rivers among the metaphors of our skin.

My hands unfold and their emptiness is always an inner spring of tears.
Can we drink it and survive?
Love transcends all lovers and demands self-transcendence.

A reason for living is a reason for dying.

Regressar à espuma oceânica