"…Attribuez à mon souffle trop court ce qui dans mon propos restera obscur ou froid. Mais retenez la comparaison – elle définit le Livre en tant que Livre c’est-à-dire en tant qu’inspiration…" (E. Lévinas)
Saturday, August 9, 2008
Friday, August 8, 2008
l'absente de tous les bouquets
je dirais fleur, si ma bouche pouvait articuler la nuit et le jour sans aucun acide sousjacent. il me faut une autre bouche. pour bien naviguer entre les voyelles.
Sacerdoce de l'écriture
Poser une ligne chaque jour sous le sable sous le sang
Relier les muscles des chevaux aux nerfs des questions
c'est servir la femme nue au-delà de toutes les femmes
l'infini
Dieu habite le temple au féminin
mais il n'y a jamais eu de temple
l'exode seul nous appartient: être corps et désert
muer la femmer en métaphore messianique
ne pas toucher l'abîme
se plier à son retard
à l'infini
muer l'attente en écriture
jusqu'à ce que je devienne l'ídée de vol
Relier les muscles des chevaux aux nerfs des questions
c'est servir la femme nue au-delà de toutes les femmes
l'infini
Dieu habite le temple au féminin
mais il n'y a jamais eu de temple
l'exode seul nous appartient: être corps et désert
muer la femmer en métaphore messianique
ne pas toucher l'abîme
se plier à son retard
à l'infini
muer l'attente en écriture
jusqu'à ce que je devienne l'ídée de vol
Wednesday, August 6, 2008
Fonction poétique
je dis: une fleur et l'idée de pétale me brûle les yeux et perce le creux de mes mains.
Les mots ne vont nulle part. C'est moi qui s'égare et se retrouve devant toutes les portes nocturnes et le souvenir d'être heureux me touche et me dérange et me désaltère soudainement. Tout souvenir de printemps est pareil à la chair de la femme. Et pourtant les catastrophes se succèdent calmement. Il n'y a pas assez de femmes nues au monde. C'est pourquoi tout sera perdu.
Les mots ne vont nulle part. C'est moi qui s'égare et se retrouve devant toutes les portes nocturnes et le souvenir d'être heureux me touche et me dérange et me désaltère soudainement. Tout souvenir de printemps est pareil à la chair de la femme. Et pourtant les catastrophes se succèdent calmement. Il n'y a pas assez de femmes nues au monde. C'est pourquoi tout sera perdu.
The end of nudity
Tuesday, August 5, 2008
desejo puro do excesso
Monday, August 4, 2008
poiesis and aletheia: nudity
Saturday, August 2, 2008
le chant sans chanteur

nous avons dit des choses terribles. inspirées.
peut-être pour le plaisir d'une tempête d'été.
les bouches saigneront doucement. surprises.
plus fort que chaque mot est l'acier silencieux
des connexions qui enchaînent l'absurde sensible
le désir d'articuler le sang
autrement
les tambours frappent depuis la première lune.
le pont c'est un corps étranger sur le fleuve.
tous les liquides vitaux doivent devenir chant.
avant que l'éphémère ne brûle ce peu de lèvres
Sophia and Poiesis

Sophia perde-se nos veios brancos da página, pele vulnerável de Poiesis.
Queria beijar-me e compreender-me com todos os sentidos, diz Sophia. Mas outra boca será sempre necessária e urgente.
Infinita carência: Sophia escreve e apaga todos os livros, sempre à mesma distância da verdade. A pele de Poiesis lança chamas através de todos os absolutos vitais. Nada se resolve, tudo se expande em oscilações vibratórias que são sempre a génese de algo, a iminência de um princípio.
Sophia interroga, Poiesis responde obscuramente com raios de sol contra o olhos.
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