"…Attribuez à mon souffle trop court ce qui dans mon propos restera obscur ou froid. Mais retenez la comparaison – elle définit le Livre en tant que Livre c’est-à-dire en tant qu’inspiration…" (E. Lévinas)
Tuesday, July 9, 2013
mulher com peixes ao amanhecer
aqui. quero mulher com peixes ao amanhecer.
tenho vertigens de azul desde que Te pressinto. procuro Alcool abissal. persigo tanto melancolias oceânicas correndo entre o equador e os pólos de AmarTe.
quero teus peixes aqui quando meus pulmões não mais senão espuma. somente.
azul deflagração desde o fundo.
mulher com pássaros ao amanhecer
aqui. quero mulher com pássaros ao amanhecer.
o Desejo é uma aurora na praia que persiste após longamente bater de dentro no meu estômago ou no meu tambor de desordem.
não sei se dói ou se canta, minha artéria desejante que me enracina no vento da Passagem.
transparentes na ante-manhã os pássaros são a Mulher que faz amanhecer o Tempo-durante.
quando tudo é cintilância de Ti pairando sobre as águas.
e a ideia de Infinito: a mulher-de-pássaros ao amanhecer.
contigo. sou possível. com pássaros de saliva recém-nascida.
os lábios do primeiro mar tremem por Haver.
ainda aquém.
por mim e não-mim, os livros ardem de transpirar a pele por Haver.
com pássaros dentro da pele de mim e não-mim.
a ondulação vaga de meu tacto vago.
a Mulher exclama pássaros no meu deserto
chovem pássaros na minha argila exausta de tantas ânsias.
isto é o meu corpo de húmus, aprendendo outra língua da boca absoluta da Tua Manhã, Mulher-que-vem.
amanhecem pássaros contigo. Mulher das minhas ondas mais famintas do que Nada.
vamos semear até às lágrimas e Principiar.
Tuesday, May 21, 2013
Souffle
Souffle à contre-parole. Ton pas.
Tes chevaux écrivent le sol pourquoi.
silence des mains cherche l'abîme.
une seule fois. ultime vague. une voile.
oiseau de trop tard. mange la clé de Néant.
un arbre sera le printemps de notre sang.
Verbe d'abîme
Soir, matin, premier jour.
Vol vers le secret, Tu.
Angle du signe, où Souffle
Verbe de l'abîme.
Débouche sur chant.
Chant brûle la peau.
Ton Poème touche ma Langue.
Sunday, May 19, 2013
feuille volante 1
feuille volante.
prière d'insérer au coeur du premier jour.
ou livre pour un seul cri venu du fond du matin. le nouvel automne de demain. je traverse l'angoisse à la nage. la porte du Temps est trop chaude pour notre peau.
soir, matin. premier jour encore.
le matin s'ouvre sur un autre matin et sur l'Autre, jusqu'à l'océan, le soir, encore.
tu traverses l'angoisse à la nage, aussi.
il faut descendre l'Obscur et son fleuve, pendant le reflux du fond sur la peau.
du fond vient le chant. j'y fus.
mes lèvres touchèrent le fond
et apprirent à chanter.
cette feuille tombe de moi.
je souffre ici les ténèbres contre ma langue.
la nécessité de naître
secrètement en voyage.
le chant touche le fond.
seul le fond ouvre le chant.
feuille volante 2
feuille volante.
prière d'insérer
au milieu de l'effort de se comprendre soi-même.
un appel une onde une neige nocturne.
un manuscrit une crue un mur brumeux.
l'instant tombe sur moi, Eclat de l'Inconnue.
la vie parle, si proche du vertige qui incurve le temps, autrement.
Monday, May 13, 2013
feuille volante 3
Feuille volante, prière d'insérer:
le souffle cercle et recercle l'océan.
nous parlons de songe, de vie-en-songe, de dedans.
c'est le Temps de l'éclair, le nu perdu occupe nos oiseaux.
le songe rêve de nous, cyclique. les ailes du secret touchent la fission.
la clarté rentre dans ce Livre ou dans cette Forêt que je désire en suspens avide
feuille volante 4
feuille volante. prière d'insérer avant l'égarement du Livre Neuf.
nous sommes ici le Temps et le chant du matin qui vient de mer, traverse les dunes, monte les chambres, inonde le Livre Neuf où la vapeur et l'écume recommencent la chair nue.
nos mains sont la crue maritime, éparse douleur de métamorphose.
feuille volante, prière d'insérer ici: traces de cri natal. un oiseau sous terre et un oiseau sur terre chantent la pluie et les semences que nous sommes.
L'amour prophétise.
Eros parle toutes les langues de Psyché.
Le feu reprend l'Espace. Le Nom se tait. La fleur donne.
Eros, permanent quasi-reflux de l'été sur l'abdomen des fruits. en nous et hors nous, animaux débordant d'abîme et d'abandon.
l'atmosphère de la femme nue explose les pierres du monde en vapeur de peau, verbe en fleur, qui se fera.
Eros reconnaît le visage de Psyché au bord de la Folie, par ses éclairs rose au fond des yeux.
Eros déchire tes nervures tes vertiges de feuille volante qui dans la brume matinal devient chemin.
Nous vivons au Coeur de la Soif jusqu'à la crue nocturne. promesse de pluie à l'infini: les amants sont inventifs en écrivant son sang nomade. un chant pleure une même vague qui vient des signes amoureux depuis l'humus. nous sommes les passagers qui font et défont le bleu sur bleu pour boire de ton désir sous-marin, femme nue, Future plage où il faudra naître. l'océan saigne notre écume de nouveaux-nés. la douleur du seuil est toute la mer haute en nous hors nous, oscillation d'aimer.
lèvres de femme nue sur les sables.
prière d'insérer une vague atlantique debout à la Porte de ma soif absolue de femme dénouée pleine d'éclosions sans refuge. je t'appelle la mer haute, ma chair de minuit-midi, ma solitude de fauve immense aux confins de cette écriture-brûlure qui renverse l'amphore du vin Originel.
vin flamme argile
chair de feu navigateur
qui parle toutes nos langues écarlates.
feuille volante, respirant d'autre songe, habillant de sucre de chaos la femme qui ouvre cette nuit.
prière d'insérer mon angoisse du Désert sous ta langue de femme nue qui frappe cette nuit mon ouvrage.
Wednesday, May 8, 2013
feuille volante 5
Feuille volante de nu perdu. Prière d'insérer.
Ici, urgence éparse, ma douleur, ton manuscrit.
les mains saignent cristallines sur les angles des ailes que nous désirons tellement égarés jusqu'aux dunes extrêmes.
Ici, où l'énergie de rompre le cercle accepte une brèche au coeur.
Prière d'insérer. cette feuille arrachée. prière d'insérer entre les lèvres d'autre bouche ce nu perdu, qui souffre du vide fragile en cette fumée de chair et de rose qui se fera
corps à corps.
les lèvres imposent la nuit soudaine,
une poursuite sans trembler.
les lèvres nomades souffrent plus que tous les rossignols matinaux entre les épines et les mélancolies d'Autre Ombre. la salive de fontaine que nous sommes ici-bas répète le ventre altéré de nous. vapeur chaude. ta langue dans ma bouche. Chaos se courbe sur les prédateurs et dévore Tout.
Feuille volante de femme nue voltige autour de la Furie maritime. Prière d'insérer l'écume de ses vagues ici sous mon sein. Je frappe les eaux en moi de ta force pourpre.
La flamme angustifolia passe et surpasse, alliance de néant, noyau de ventre.
tellement étroites les feuilles de notre course brillent comme les larmes de la blessure et de l'usure impuissantes. soir, matin, les feuilles montent dans la nuit de ton corps encerclé de symboles.
soir, matin, les clameurs transpercent ce feuillage qui frémit en nous, galop secret continu de souffle-à-venir.
prière d'insérer ici la foudre.
l'arc, le cri, l'alarme de l'amour nous enveloppe. soir, matin, ton approche touche le nu perdu, une lune qui creuse l'exil et le lit des amants.
prière d'insérer des ailes sous le vif du mystère, nu perdu.
je t'aime, rage des vents serrée entre nos bouches qui cheminent vers les fluxions des sources.
Le fond éclate. La page déchire. La parole abandonne. La peau frappe l'infini incompris, Toi.
Le nu perdu s'enflamme contre les ténèbres, encore au sommet, chaude écriture captive de la floraison intermittente, Toi.
je t'offre ma Folie et ses lois qui boivent les oiseaux entiers, ici-bas, pendant le combat.
mes lèvres souffrent neufs tellement et suivent ton chant fugitif.
La densité de la porte frappe ici notre soleil qui se fera de feuilles propres à nous. L'Un de la foudre et du sang. De retour les mains brisent l'effroi. nous sommes les pentes du songe même qui ose l'Orbe sans voile. les mains sur les seins transpirent orientales.
La nuit errante au bord des falaises chute sur midi-minuit. Et nos famines sonnent le vol ardent. les ailes touchent le centre autour de néant, combustion de tous les cris qui poussent l'aube contre l'aube elle-même, feu-contre-feu, nos oiseaux débordent tellement ici-bas, notre plexus de catastrophe. synthèse vaste d'un rapt natal.
l'arbre sanguin garde nos oiseaux.
Toi, mon fruit, unit et désunit les danseurs aux insomnies.
la vie attire l'orage pour déchiffrer la foudre intime. le plasme de tous les animaux accélère nos artères de lune convulsive, Toi.
Mange dedans cette langue d'hémorragie.
Le noeud serre le Temps: corps à corps.
Vapeur d'étreinte écrit les lignes du torrent
un lit pour l'amour cruel, que nous touchons
Respire mon sel, pollen de Chaos
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