Tuesday, April 14, 2020

Possibilité du printemps


Tout peut recommencer: 
...
la saison du possible reste Ouverture
il n'y a pas de Demeure pour le Chant-Souffle
le Poème n'a rien de Maison ni de roc ni d'ancrage

ce qui ne demeure jamais se fonde sur le Chant-Souffle

Tout peut recommencer : Autrement que secret et détresse.
Autrement que fleuve, autrement que mystère 
ou úterus absolu.
La fin du monde avance peut-être ou transpire peut-être
la fin du monde dénudée flagellée tendre elastique 
avance encore peut-être et transpire 
de tant avancer et de tant danser encore
à notre secours. 
Mère des secrets et des détresses, la fin du monde
s'attarde ici dans ma chair persécutée par les renaissances.
La fin s'éveille dans la bibliothèque après la nuit blanche du désespoir de désirer autre combat autre passé autre forêt

La lecture intégrale de la bibliothèque ne suffira
jamais 
pour choisir une fable plus puissante 
contre le doute des sources, contre le sommeil des villes
Le savoir de la Poésie est Dehors
la cruauté du Dehors apparaît comme Présent

Tout se joue dans la maîtrise du silence
(l'écriture est une technique future
qu'il faudra détruire sans pardon)

L'incendie de la cathédrale ouvre le paysage.
La bouche barbare de l'incendie propose aussi un symbole
un Désir indéfini de quelque chose
une jouissance qui préfère la boue absurde des bêtes

Tu dois choisir le sens de l'incendie
et tu dois faire ton lit avec ton sens et couler ta vie 
dans ton lit
Maintenant repose-toi sur la possibilité du printemps
autrement qu'habitude
simple règne du retour de l'équinoxe
la Poésie devant nous : l'heure exacte du Passage
début ou fin d'une ère
D'autres poumons apprennent le souffle 
pas encore


le temps de la Poèsie devant nous
le temps des Vaisseaux et leurs errances 
hallucination des Indes sous les Cartes partout
mais les Cartes ne comprennent cette folie de Désirer
La Poésie devant nous écrit le Besoin
écrit déluge, écrit la paix après-déluge. Tu peux écrire ta page rouge ou noire. Tu peux être la boue féconde
rouge ou noir 
Tu peux chasser la beauté ineffable et donner ton chant autrement que simple voix
Événement sur le lac de ton plexus solaire

Tout peut recommencer ou éprouver le vide 
et la plénitude du vide : le secret et la détresse
recommencement

Autrement que force et effort et muscle
et autrement que jeunesse cris de jeunesse et autrement 
que douleur de jeunesse qui tombe sur le tambour et qui s'emporte jusqu'à l'aube ou l'appel, soumise à quelque intensité imposante...
Tout peut s'écouler et se densifier
même les pierres du quais qui souffrent tellement
leur soif si proche du fleuve.

Au long du fleuve, il y a un certain vide qui parfois menace de modifier l'ordre et la valeur de tout.
Les lois restent féroces dans le texte. Je ne comprends pas les lois. Le sens des lois circule partout. Je préfère que les mots dansent autrement. J'entrerais dans le tambour de la danse 

tout peut recommencer : autrement que changer sa vie avec la force du désespoir.

 Mon devoir : ne pas songer à Éden, demeurer sur le galope moderne, ramener le soleil possible sur la chair de la langue.
Il y a les corps capables de passage et de chant.
La menace est manuscrite sur la peau. La menace interprète la température et l'électricité des surfaces.
Une perte du désir de beauté illumine cette rive et cette intimité, autrement que lumière.
Les vaisseaux de l'angoisse sont libres, imagine le besoin d'un nouveau déluge, et d'un rythme régulier de déluges multiples. L'idée d'angoisse produit beaucoup de matière et d'orbites...
Tout peut se rattacher à l'idée d'angoisse. Tous les symboles peuvent se rattacher à tout ou presque. L'amour enveloppe le mystique et le charnel, le furieux et le tendre, sans subir un siècle de crise

On peut presque Tout:
même s'extasier avec l'angoisse de l'incendie
et la destruction absolument moderne de l'Air
(j'ai vu les mendiants armés de Plaisir)

Tout peut recommencer: 
autrement que mémoire possession vérité
L'amour multiplie les versions de ses manuscrits,
l'amour peut encore frapper enlever et devenir fou
autrement que répétition d'origine autrement que carence de nouveauté  

les Cartes innondent les vaisseaux 
un autre Art de navigation anéantit la Perte de Sens 

Monday, April 13, 2020

A Possibilidade da Primavera


O Possível é a juventude do mundo
porque a Juventude liberta a imaginação

(a memória jovem é quase-Nada, senão 
crer na Verdade de Imaginar o Melhor Possível)

Tuesday, April 7, 2020

Mer natale


la vie est une vague
une-vague-songe 
dans l'Unité libre du Souffle

une vague-songe appelle et répond
dans l'éclat du Souffle de la Mer natale

la peau devance le Désir et l'Arc-du-Désir
une vague-songe est la vie 
la vie et sa quête indivise
la peau devance le Poème-Précurseur-Où
l'écume embrasse la fleur et le fond des oeuvres

(surtout le chagrin des choses-mêmes ici
chagrin ici qui tremble si fort 
jusqu'à fendre ou briser ou anéantir l'Arc-du-Désir)

 l'écume reconnaît la Vérité du rythme
le Récit vrai du rythme qui s'envole
ou s'allume sur le Devenir

tu peux toucher l'essence du Récit et croire
que tout le rythme est un seul Souffle-où-
un seul-vraiment-où 
l'amour confond les lèvres avec les mots
pour revenir à la chose-même de la Mer

tu peux croire et espérer et être 
hors du Poème
le retour à la chose-même 
chose du Rythme-où-l'amour
brûle toutes les portes et les falaises des portes

tu peux être le Retour des Eaux
Être l'Approche
la chose-même de l'Arc 
le Retour-du-Souffle-ici-où 
l'amour signe ou crie ou chante
comme l'oiseau de la blessure encore ici 
l'oiseau le plus vaste
l'oiseau le plus capable de 
vivre l'essence propre du Récit

(on raconte la source et le Désert de la source
 où les boucles des vagues hallucinèrent jadis
et encore maintenant
à l'instant de nouveau
étranglant le Songe dans la corde
verre noir du Seuil noir)

et même les bêtes subissent la force 
de naître et la force de battre et de rompre
les bêtes elles-mêmes comprennent comment
le confinement des portes est une métaphore vive 
une alliance une chair
qui plonge et qui s'absente
qui plonge et qui se lance vers l'aurore
en elle-même 
autre chose sans rives 

le Désir du Mouvement en vague-songe
chaque jour dessine une Année-de-Mer
le Désir du Mouvement acclame l'Aventure
hors Poème hors fièvre
hors sauvagerie de ténèbres
tu sais Comment Parvenir 
tu sais le Noeud-corps-lune
la poitrine à la limite de la langue nouvelle

tu peux croire et espérer et mouvoir
les Eaux-de-l'Aventure
les Eaux qui refusent l'effacement 
et sauvent les péninsules où l'amour
erra et demeura jadis 
infini royaume littoral
jadis et encore maintenant
l'amour laboure pour l'Envol

la chose-même du Récit
le Noeud de la vague-songe croise notre nudité

Ici s'enracine et s'enfle le Retour au Midi
au corps inondé de la vague-songe

(surtout lorsque les heures suspendent
tout le temps futur du non-vécu 
et rien ne tue le vide  le Dominateur)

La Vie saisit la brûleur du Récit
un germe de vie recommence 
garde le recommencement 
l'Origine perdure en moi 
pour entraîner Tout-le-Mythe 

(surtout pour vaincre contre le rouge 
pour renverser l'épreuve
la roche rouge nocturne
sanglant par la bouche
autour des famines)

Tu sens le Noeud du Récit
qui nous met au monde
et la femme du Récit 
et la patience du feu de la femme
au coeur de la vague-songe
Tu sens la sphère du Chant
et la source au soleil
Tu sens le don du Chant
la Passion remplit l'Espace
rien n'est écrit


Monday, April 6, 2020

Finsternis über der Urflut


wir schweben über dem Wasser: Im Anfang
das erste Licht sucht jeden Anfang: So geschiet es
das Licht der unendlichen Herzen wird Entstehung
echte Klarheit 

wir schweben über dem Wasser: Erster Tag
alle Schöpfung erzählt die Liebesgeschichte 
wo das Blühen und der Lebensruf wohnen
durch Wort und Neubeginne
echte Neuheit

die Früchte 
riesige Früchte nennen Nacht
grössere als unsere erste Erzählung 
alle Samen bringen neue Bindungen
wo wir auf dem Erdboden geschehen  
es ist Zeit: der Frühling kann nicht allein
schreiben
nicht allein bleiben
 echte Früchte bringen Mondnacht
wir schweben und sehen
dass es gut ist
Vögel sollen uns sammeln 
während des Lebenskreises
es ist noch Zeit: Erster Tag

wir schweben und träumen auf dem Wasser
träumen um zu verstehen
wieder die Erschaffung der Welt
wiedergefundene Erschaffung bei uns   

Sunday, April 5, 2020

Prophecy fulfilled


body bending towards or against the field of Nothingness
white marble feels scarlet flesh 
End-of-World-understanding the Stripped Instant
compelled nakedness
becoming one with void

(then was fulfilled that which was Never-Before-us
feared desired promised dreamed-of
you know the price of your blood mingled with nonsense
you know how to answer nothing)

these ways of suffering as Never-Before-us
now rise and fall and rebound 
these waves of silence understand the seeds

(the girl in despair is the new Parable of the sower
going forth till the stones and thorns of self-loss
amidst confusion crossing unknown ground 
to spread the mysteries of possible fruits) 

Lebensbeweis


Lebensbeweis
am eigenen Leib

mitten in der Wüste
am Anfang beweise ich mich
kein Wort sondern ganzer Sinn
Was soll ich tun? Was darf ich hoffen?
Was kann ich als unseres Ziel wünschen

Leben und Leib aller Stimmen rufen
mitten in der Wüste
wieder kommt das Neue
jetzt wie damals lernen wir die Unruhe
verlorener Bruder oder verlore Schwester
lernen wir am Anfang kein Wort Tag und Nacht 
die Worte dieser Generation bauen den Sinn 

Lebensweisheit fragt wieder nach Blut 
binnen aller Herzen und Zukunfstvögel
lernen wir die Wege
und verlasse wir die Wege 
vom Blut zum Blut
im Überfluss

(Sie hatten die Propheten und verlassen die Welt
Vom Licht und vom Augen kein Sinn wieder
hier ist nur eines noch sinnvoll und noch verborgen
das Wiederkommen des Herzes)
 
Armut und Angst und Mühen fliessen führen flüstern 
binnen dem Haus wieder Wind
Sorge für unseren Leib 

Liebe bleibt auf der Reise nach Jemanden du beweist dich gegen deinen ganzen Körper
kein Wort kein Feuer als Gesetz
nahe kommt das Wasser durch guten Boden

Lebensbeweis
sich alles zu teilen bis Selbstgebung
am eigenen Leib
ohne Worte zu erforshen
ein nackter Vokal spricht
oder singt
(was zu beweisen war)

Das Leben beweist das Leben.
Der Sinn ging aufs Feld
um seinen Samen zu lieben.

Saturday, March 28, 2020

L'aube du pont-mémoire


sur l'aube du pont-mémoire
ici la question du Chant
qui doit-pouvoir-accompagner-Tout

le Chant pardonne sa question: 
qu'est-ce qui monte du fleuve vers nous?
qu'est qui s'arrache du Dehors-en-nous?
qu'est-ce qui se chante et s'occupe de nous?... comme si
frémissant de nouveau d'Ignorance
attendant sur l'aube jamais vue
 la Chose-du-Jour
comme si Chose Aucune du Jour Dehors
ne saurait plus l'ampleur du corps
nous-Désirant-nous-obligeant-à-réunir

Le Chant se soucie de nous depuis la Promesse
un rythme se détache de nous
Dehors-Devant-Haut notre corps profond
Comme si Rien du Tout en nous
sauf la paroi verte du printemps
ne saurait plus rappeler le Rouge intensément

qu'est-ce qu'il y a Dehors au bord du Jour?
qu'est-ce qui bouge vers quelque Chose Dehors
un mouvement un moi qui désire autrement
défier l'air intérieur
éloigner le vide
vibrer le pont-mémoire sur le sens du vide

peut-être Musique germerait Ici
jusqu'à ce que l'horizon Ici sème Comment

tu peux encore tenir
attends. poursuis ta Présence
supportes le corps-sur-poème-sur-musique

le pont-mémoire fuirait la ville pour mieux respirer le rythme de l'aube amoureuse
soigneusement amoureuse du Dehors

tu peux encore tenir 
attends. saisis le corps-poème-musique
l'origine qui demeure
l'inextricable qui te met au monde

le pont-mémoire délivre l'aube pour mieux sentir Dehors

le pont de l'aube est l'impulsion sensible qui ouvre la mémoire du côté du jour... 
Dehors...
tu as la flamme et le temps du combat
qui appelle le rythme du soleil
ici soleil écrit son poème
pour mieux respirer
hors de moi-même vivre

quant à la brume du coeur qui entoure la force créatrice, que sera-t-elle devenue à midi?
(y aura-t-il midi?) 
(une plage à midi en moi-hors-moi?)

la mémoire du pont n'a jamais eu mal que 
par Folie, par ardeur de Folie au moment où
l'aube crie ouvertement sur le pont
l'aube crie 
imprime son cri 
enracine son cri comme si en danger
Dehors pour mieux m'appeler
Hors moi-même Vivre...  

Thursday, March 26, 2020

Poesia para Respirar Melhor


A Poesia respira plenamente
(cada Poema uma Obra de plenitude em Respiração)

Imagino pássaros nos ramos mais altos do mundo
Imagino como sentem o sopro da Poesia no sabor do ar
 mais alto
os pássaros chamam o Mar-em-nós para ser sabor 
Sabedoria e Vigília de Sabedoria 
e Vigília mais vasta do que o Caminho
o Mar-em-nós sabe acalmar a ebulição do Nada

A Poesia respira plenamente 
uma simples Vogal-de-Vento tecendo um Silêncio-de-Vento
para Cantar melhor

Imagino pássaros que sentem os confins do Deserto
Imagino um pássaro novo com o Desejo de acalmar a febre
o Desejo Novo 
cruzando a Sabedoria da pomba e do falcão

Entre os ramos da árvore do mundo respira Poesia
respira Fábula e vogais sagradas da Primeira Fala

respira Poesia respira Ideia-de-nascer 
com espuma de Mar-em-nós
 plenitude de espuma que acalma a febre

É nascer de espuma a terapia de Mar-em-nós
(contra os tambores metálicos de Nada-ao-Fundo)

Entre os ramos da Fábula de Nascer
chamam pássaros para o Azul-Onde a Poesia respira
repousa e respira plenamente  

Os pulmões crescem dentro de Poesia
Azul-Onde respondemos aos pássaros que chamam
insistem chamar o Mar-em-nós

O Canto do Mar nasce na Respiração do Azul
(ou Ideia de Azul se a hora for de trevas)

O Mar canta a Ideia de Azul tecendo linhas de espuma
para viver melhor-em-nós o Ritmo de Respirar 
Ritmo de Poesia e Onda-de-Sonho

(tantas palavras ditas à Noite confundem a melodia
com um banho Obscuro antes de adormecer. 
Mais vale outra Linguagem e outras vogais 
para cantar sem texto)

É uma Paz sonhadora que sobe aos ramos mais altos
na árvore do mundo Onde-Azul a Poesia respira
abrindo o Vento-do-Mar-em-nós
o sabor da Ideia de Paz
o sabor que deseja Poema-na-Boca 
o sabor que deseja Há-tanto-tempo 
é Poesia a Autora da Respiração mais livre

(às portas do Deserto, padecer nos confins.
Mais vale outra Linguagem e outras vogais 
para cantar sem texto:
Pura Poesia para Respirar o Desejo livre
o sabor do Desejo livre
o Mar-em-nós)

Sunday, March 22, 2020

Power-of-Dreaming


when i am not the one i mean to be
when i am sad or confused or lost or just-me-not-me
i go to the mountains 
or i dream of going to the mountains

and i go bare chest bare feet bare eyes
and i touch the ground of the mountains above higher ground
above those hoods and those springs we know of
and i touch another geography of thirst and fruits we know not of


and the power-of-dreaming-of-going-to-the-mountains
saves me of me-not-me
merges me into me-as-You 
and the new Nudity of Becoming that Relation begins 
it flows from my dreaming-of-going
bare chest bare feet bare eyes
and i can see my sadness and confusion and loss as me-not-me
as other places in need of our touching

Tuesday, March 17, 2020

Ponte Noturna


A Noite é imensa e tem muita sede e flui dentro de pássaros e flui como um rio A Noite filha do Kaos filha do Vazio A Noite toca na flor do tempo brinca com as pétalas do tempo A Noite é o perigo e o mel do perigo e o beijo do mel do perigo A Noite é a Sereia Infinita com o Vasto Canto que seduz e seduz tanto todos os músculos que perdem a ligação à voz
A Noite é onde é quando é como imaginamos todas as bocas do corpo a beber furiosamente todo o corpo A Noite tem ao fundo da sede as sensações contrárias A Noite promete o Dom do sonho permanente mas uma sombra de veneno e uma sombra de medo de veneno ataca o poder-de-sentir
A Paz da Noite é uma esperança inquieta A Paz da Noite é a inquietação que cobre o cabelo e inunda rosto e desaba sobre a profundidade de meu corpo sonhador A Noite trava acelera confunde os motores profundos do meu corpo sonhador A Noite filha do Kaos filha do Sono ondulante A Noite está sempre pronta sempre armada sempre com o seu golpe iminente capaz de ferir a Coragem dos guerreiros que saem a gritar e entram a gritar pelas curvas da Noite Os guerreiros gritam contra os ventos da Noite gritam para esquecer o medo a densidade do medo esse óleo tão antigo que ata e desata o corpo inteiro esse óleo penetrante do medo onde se banha o mundo ou o sismo do mundo quando começa a hora da espada e do sangue A Noite derrama a solidão pelos quartos da cidade e interroga quem se aproxima do vidro com seu canto de Sereia Infinita entrando na minha boca rendida mais rendida do que uma ilha subitamente submersa A Noite filha do Kaos atravessa-me líquida Não compreendo nada desta Matéria que subitamente submerge as ilhas e dilacera as mãos dolorosamente sós
A Noite filha de Kaos filha de Infinito Kaos promete Paz com o Canto da Sereia Infinita 
A Noite constrói uma Ponte de Vento até ao peito originalmente feroz dos homens o peito das memórias-lâminas incansáveis memórias-lâminas com movimento perpétuo O peito desses homens toca no silêncio da Incerteza filha da Noite filha de Kaos filha da Plenitude Infinita de Kaos: como se chamam todos os pássaros? 
Esses homens do peito originalmente feroz agora rastejam exaustos sobre destroços de pedra que antes era chão-de-mundo, porque o chão era uma crueldade para o Vulcão-do-Mundo. Não acredito na solidez do chão-de-mundo que oculta a liquidez do rio e a sede interminável da Noite filha de Kaos, inquieto espaço de viagem
Não acredito na pedra do chão-de-mundo que cala a Fonte-em-mim e me ordena para que fuja de mim mesma... Na fuga cai a Ponte. A inacabada Ponte e o inacabado Texto de Amar-Te. Tanta Claridade abrupta.
A Noite constrói sempre outro rio para a Ponte e destrói sempre outra Ponte para o rio
A sede terrível do coração explode pedras, procurando e fugindo algo-alguém, nada-ninguém, confusa pela melancolia de um acidente, prostrada pelo peso de um pânico
Que vertigem é esta? 
uma alegria alucinante uma onda transparente que se apaixona pelos sonhos dos pássaros noturnos
Que vertigem é esta?
não compreendo nada do corpo gerador que anoitece abrindo a porta
Podemos dizer: a Noite é quase tudo
Compreender a Noite é Caminhar-em-mim-própria 
enquanto o luar lancinante invade a ânsia
sou toda sou inteira a avidez de um voo
Sou a que chora sem saber porquê
onde desaguar onde acender o Rio-Mar
onde devagar a ternura desenvolve pétalas em chamas 

Wednesday, January 1, 2020

Dia Novo


Dia Novo nasce dentro de Amar

De manhã compreendo-Te diante dos Caminhos
sinto-Te na Integral Possibilidade do Sol

Dia Novo vem sempre no coração do Inverno
para nascer

(Acreditas em Nascer?
Acreditas em Vir-sempre-para-Nascer?
Acreditas no teu Coração Futuro? Sangue nascituro?)

Dia Novo vem sempre no meu coração 
no meu Inverno na minha Noite
para o Dom de Outra Manhã 
Dom de vida futura
Nascer

De manhã 
o silêncio do meu corpo chama outro Tacto
o Tacto do Vento Criador

Dia Novo abre Amar-Te dentro de Vento
Primeiro Vento 
Tudo é Dom 
Primeiro Dom
Sempre-Capaz-de-Origem

No meio da dúvida no Labirinto de Caos
Eros desperta Psique para dançar e Criar

Eros desenha o mapa do Futuro e faz Principiar

Sísifo tinha uma rocha redonda para fazer rolar no Absurdo
Eros tocou no coração mineral de Sísifo 
e o Absurdo perdeu o seu peso redondo de ciclo mortal 
Sísifo principiou outra Criação através da sua rocha
por Amor esculpiu  pintou  escreveu  cantou  
sobre dentro através 
os potenciais livres da rocha
os grãos da rocha
a matéria do Absurdo
Eros fez nascer outro Sísifo dentro de Amar

(Acreditas? Amar é o mapa do Labirinto?
Amar é a fusão da rocha do Absurdo?) 

Regressar à espuma oceânica